Processus MonomaniaK

Cœur de pierre, 
Cœur en l’air.
Brise légère,
Tête en l’air.
Bercé par la mer,
…

Cœur de pierre,

Cœur en l’air.

Brise légère,

Tête en l’air.

Bercé par la mer,

Chris Watson

Instantanés d’une vie japonaise…

Le Japon de Kiyoshi Kurosawa devient un monde désertifié, en ruines, hanté par les remords et les traumatismes de son Histoire et la prescience de sa disparition…La vie quotidienne moderne, la solitude urbaine, l’ennui du travail salarié, l’absence de transcendance dessinent un autre type d’individu. Kurosawa en tire des conséquences plastiques. La silhouette humaine est soumise, dans ses films, à un traitement inédit. Elle devient, fantôme, trace, ombre, tache. Cette volonté renvoie aux préoccupations de l’art moderne lorsqu’il s’est attaché à décrire une forme de perte d’humanité caractéristique du monde contemporain.

(extrait d’un texte sur Kyoshi Kurosawa par Jean-françois Rauger, publié dans le recueil L’oeil qui jouit aux éditions Yellow Now)

"J’écris en trois semaines…On a l’impression que je fais ça très vite, mais ensuite il faut compter six mois de corrections.

Ce que j’écris en trois semaines ne ressemble à rien : la matière ne va pas, le son ne va pas. Il faut tout reprendre. Généralement, la première scène n’est pas celle que j’avais prévue. J’ai juste besoin de rédiger pour que les mots entraînent les idées et la suite de l’histoire. On pourrait croire que je fais n’importe quoi, que j’avance au fur et à mesure, mais, peu à peu, les éléments se mettent en place.

Je jette au fur et à mesure. Je fais environ quarante lectures, quarante corrections du livre entier. A la fin, je n’en peux plus, je ne peux plus le voir. Car il y a beaucoup de bois mort, surtout dans les dialogues. Dire que c’est facile à lire, donc facile à écrire est complétement faux : c’est l’enfer.”

(extraits choisis d’un entretien avec Fred Vargas paru dans la revue Lire n°396)

Barbara Stanwyck

Barbara Stanwyck

The Dale Cooper Quartet : Ta grenier.

Oneohtrix Point Never : Music for stemead rocks.

The Machinist, de Brad Anderson, est la plus belle représentation à mon goût de l’aliénation mentale et physique d’une personne travaillant à l’usine . Et je sais de quoi je parle : la fatigue du travail ultra-répétitif, les conversations lénifiantes, l’isolement des personnes non conformistes, l’abrutissement qui s’installe peu à peu et fabrique une nouvelle réalité, étriquée et avilissante. Ce cauchemar sociétal s’incarne parfaitement dans le corps terriblement amaigri de l’acteur Christian Bale, qui offre là une remarquable et inoubliable composition.